La Confirmation de Résonance Quantique dans les Microtubules du Cerveau

Par William Brown, le 6 Février 2017

 

Des biomolécules adoptent des comportements quantiques

Une équipe de recherche menée par Anirban Bandyopadhyay – un éminent chercheur en biologie quantique – a fait la démonstration de la présence de vibrations quantiques de haute température dans les neurones du cerveau. La recherche, entreprise à L’Institut National des Sciences Matérielles de Tsukuba, Au Japon, a mis en avant la façon dont les oscillations à haute fréquence des microtubules – mesurées à 1 million de cycles par secondes (soit le moment dipolaire des électrons libres et leur commutativité, en oscillations à 1 MHz) – causent des ondes d’interférences qui pourraient engendrer la forme caractéristique des oscillations électriques du cerveau, qui sont propre à l’état de conscience éveillé, plus spécifiquement une nouvelle sorte de signal électro-encéphalographique (EEG) de 40 Hz/4Hz, respectivement des oscillations gamma et delta superposées et se référant aux « fréquences de battement ».
Les fréquences gamma ont été corrélées à la conscience éveillée, ostensiblement à travers l’action de synchronisation neuronale, et la structure de l’onde périodique gamma/delta des « fréquences de battements » n’est pas sans rappeler les bandes alternées d’interférences des quanta résultant de l’expérience de la double fente.
Semblant ainsi lier la synchronisation du cerveau à la conscience, avec le comportement quantique sous-jacent des microtubules.
Grâce à ces vibrations quantiques, les microtubules du cerveau peuvent devenir intriqués à travers les réseaux neuronaux via les canaux d’interconnexion, aussi appelés jonctions de lacunes, lesquelles lient physiquement les neurones entre eux.
C’est la théorie de la conscience développée et adoptée par le biologiste quantique et l’anesthésiologiste en chef de l’Université d’Arizona, Stuart Hameroff, et le professeur émérite des Mathématiques de l’Université de Oxford, le physicien Roger Penrose. Les dernières trouvailles sur ce sujet confirment fortement leur modèle basé sur la mécanique quantique au sein du cerveau qui engendre la conscience. Malgré cela, ce modèle scientifique a reçu des critiques passionnelles des académiciens depuis ses débuts dans les années 1980, ce qui est tout à fait typique pour n’importe quel paradigme révolutionnaire…

Le Rôle de l’Eau dans le Cerveau

Il est important de noter que Anirban Bandyopadhyay et son équipe ont réalisé des expériences qui indiquent le rôle phare de l’eau dans les opérations de traitement de l’information au sein du cerveau et du corps. Dans leur article « Atomic water channel controlling remarkable properties of a single brain microtubule » soit « les chaînes atomiques d’eau contrôlant des propriétés remarquables d’un seul microtubule du cerveau ».
L’équipe de recherche a fait un rapport sur l’expérience impliquant de l’eau hautement organisée au sein des cavités cylindriques de la structure des microtubules.
Ils ont trouvé que lorsque l’eau est retirée de la chambre centrale, le microtubule cesse de montrer les fortes corrélations à travers les assemblages macromoléculaires des sous-unités tubulaires qu’il montrait auparavant.
Cela suggère fortement que l’eau joue un rôle central en coordonnant le comportement de multiples sous-unités du microtubule et dans la pratique, le fait fonctionner comme une seule molécule.
L’eau, telle que suggéré par le physicien Nassim Haramein et l’équipe de recherche de la Resonance Science Foundation, est intrinsèque à la cohérence à longue distance, à l’orchestration consciente du traitement de l’information cellulaire.
(Voir la section sur Le Rôle de l’Eau organisée en cohérence et la Transmission de l’Information au sein des Systèmes Biologiques, dans la publication Le Réseau d’Espace-Mémoire Unifié, Haramein et al. 2017)

Les Observations du point de vue de l’Anesthésie

De plus, la recherche réalisée à l’Université de Pennsylvanie conduite par Roderick G. Eckenhoff, suggère que certains composés anesthésiques fonctionnent en partie en interrompant le fonctionnement normal des microtubules, ostensiblement en dispersant les dipôles électriques nécessaires pour la conscience.
Ce fut les études anesthésiologiques de Stuart Hamerrof durant les années 1970 qui l’ont mené à suggérer que les microtubules avaient un rôle dans la génération de l’état de conscience, après avoir observé des changements dans les dynamiques des microtubules lorsqu’ils sont exposés à des composants anesthésiques.
S’il y a une molécule qui interrompt cet état de conscience, alors pouvoir voir quels changements spécifiques ont lieu dans l’environnement cellulaire lorsqu’il est exposé à un tel composé sera un indice majeur pour savoir quelles structures sont impliquées dans la génération de la conscience.
L’idée révolutionnaire d’Hameroff était de prendre le mécanisme théorique de la conscience depuis le niveau cellulo-synaptiques, jusqu’à l’échelle nanométrique d’un réseau biomoléculaire étendu, là où des comportements quantiques pourraient potentiellement avoir lieu (suivant les traces de Herbert Frölich qui avait proposé que les longs polymères biomoléculaires pourraient réaliser des ondes de solitons quantiques cohérentes via le pompage d’énergie métabolique, résultant en une intrication non-locale – plus tard appelé condensés de Frölich.

Une nouvelle approche de la physique

Un des éléments clé de la théorie d’Hameroff et de Penrose est appelée la Réduction Objective Orchestrée (R.O.Orch), dans lequel il est théorisé que le vecteur d’état (la fonction d’onde qui décrit une particule) des électrons libres délocalisé au sein des tubules, subit une réduction indépendante de l’observateur (un effondrement de la fonction d’onde objectif plutôt que subjectif.
Au fur et à mesure que l’électron exacerbe de plus en plus d’attributs non-locaux, ce qui se réfère à une superposition, la géométrie sous-jacente de l’espace-temps bifurque, et le degré de séparation entre les bulles de l’espace-temps (voir Figure ) – mesuré en longueur de Planck – atteint une distance critique, au moment où la géométrie de l’espace-temps devient instable et s’effondre.
Ce mécanisme est connu comme le critère d’effondrement quantique à gravité induite de Diosi-Penrose.
Chacune de ces bifurcations et de ces effondrements représente un traitement calculatoire de l’information quantique indéterminable, et la coordination d’une multitude de tels événements via l’intrication quantique (la partie orchestrée de la Réduction Objective permet un traitement calculatoire quantique parallèle et massif au sein du cerveau.
Comme suggéré par Hameroff et Penrose, c’est ce qui produit l’état de conscience. De ce point de vue, la réduction des vecteurs d’état est entièrement dû au mécanisme stochastique, et est pour cette raison indéterminable : Il confère un caractère imprédictible à la conscience.

L’URSN (ou REMU pour Réseau d’Espace-Mémoire Unifié).

Il semble alors qu’une géométrie quantique sous-jacente de l’espace-temps joue le rôle de médiateur pour le critère d’effondrement quantique à gravité induite de Diosi-Penrose, or Haramein et alii décrit une géométrie sous-jacente de l’espace-temps dans la publication « Le Réseau d’Espace-Mémoire Unifié.
Contrairement au mécanisme de Diosi-Penrose, la géométrie quantique de l’espace-temps du réseau d’espace-mémoire unifié ne fait pas intervenir des états de superpositions, mais à la place, de fortes intrications via le réseau de micro trou-de-vers de l’espace-temps Planckien sous-jacent.
En outre des microtubules, les auteurs soulignent l’importance de structures comme l’eau atomiquement ordonnée et les membranes des systèmes cellulaires.
Les microtubules sont des structures macromoléculaires du système biologique vraiment remarquable, donc ce n’est pas une surprise qu’un grand nombre de chercheurs aient un intérêt certain pour ces derniers.
Dans la publication « L’unification des échelles », N.Haramein et E.Rauscher, ainsi que le biologiste Michael Hyson, présentent leur découverte dans une loi d’échelle universelle des systèmes (ou de matière) organisés(ée).
Il y a un grand nombre de ces systèmes organisés qui obéissent à la condition de trou-noir de Schwarzschild, et lorsqu’ils sont disposés sur un graphique montrant la fréquence en fonction de leur rayon, une droite de tendance apparaît sur laquelle les structures allant de l’échelle cosmologique à l’échelle subatomique montrent un rapport d’échelle bien défini.
La chose sans doute la plus remarquable, c’est que les microtubules tombent en plein milieu de cette ligne de tendance, à position équidistante entre l’ultra-grand et l’ultra-petit – entre le microcosme et le macrocosme.
« Il est intéressant de noter que les microtubules des cellules eucaryotes, qui ont une longueur type de 2.10^-10 m et une fréquence vibratoire estimée entre 10^9 Hz et 10^14 Hz, siègent plutôt proches de la ligne spécifiée de la loi d’échelle et à mi-chemin entre les échelles stellaires et atomiques. »
 -Haramein et alii, Unification des échelles, 2008

La Fabrique Fractale

Selon ces résultats, il se pourrait que les microtubules aient une relation harmonique avec les structures polarisables du vide quantique (qui se trouvent être en rapport avec le nombre d’or ϕ !)
Une relation d’échelle semblable à une fractale !
John Wheeler a été le premier à décrire ces structures du vide en fluctuations des mini-Plancks trous-noir. Parallèlement, Haramein montre la façon dont ces oscillateurs du vide pourraient bien être des systèmes trou-noir/trou-blanc. Donc là où le critère de Diosi-Penrose utilise une bulle géométrique de l’espace-temps qui « bifurque », la solution d’Haramein montre comment ça pourrait être l’action de ces structures trou-noir/trou-blanc polarisés, leur oscillation fonctionnant comme l’élément de traitement calculatoire en analogie à l’effondrement à gravité induite du mécanisme d’Hameroff-Penrose.
« L’universalité de cette loi d’échelle suggère un vide quantique structuré et polarisable sous-jacent de mini trou-noir/trou-blanc »
 -Ibidem
De plus, Haramein décrit une structure pour la fabrique de l’espace-temps, bien loin de l’architecture lisse et plate de l’espace-temps imaginée par le Modèle Standard. Cela est très pertinent au regard de la nature de la conscience, parce que les systèmes fractals sont produits par et sous-jacents ces dynamiques chaotiques.
L’une des composantes clés des systèmes chaotiques est qu’ils peuvent être extrêmement sensibles aux moindres changement, à cause des interactions non-linéaires qui résultent des dynamiques de retour d’information et de la cohérence globale élevée au sein du système.
Pour cette raison, il y a une nature indéterministe aux systèmes fractals chaotiques, un peu comme essayer de prédire la météo. Donc, en comparaison au mécanisme de réduction objective proposé par Hameroff et Penrose, les dynamiques chaotiques des fluctuations alvéolaires du vide quantique pourraient être la source de l’apparente imprédictibilité et auto-gré si caractéristique de notre conscience (il faut garder à l’esprit qu’en sémantique technique, le chaos n’est pas synonyme de désordre, mais plutôt son antonyme, cela implique juste certaines caractéristiques clés, comme un degré d’imprédictibilité).

Entre le marteau et l’enclume ? Trouvez le juste milieu…

Du fait que de plus en plus de phénomènes quantiques non-locaux sont découverts dans les systèmes biologiques, la théorie d’Hameroff et de Penrose (ainsi que d’autres chercheurs qui enquêtent sur cette nouvelle frontière de la science) accumule des évidences empiriques et tangibles, de telle sorte que les modèles de conscience quantique sont en pleine transition, en passant de belles constructions théoriques à des faits démontrables.
Ce qui est remarquable à propos des modèles pour la conscience, aussi bien d’Hameroff que d’Haramein est qu’ils trouvent un juste milieu entre 2 extrêmes :
– la perspective spirituelle/métaphysique d’un côté, dans laquelle la conscience est primaire et ne peut pas vraiment être expliquée scientifiquement ;
– de l’autre côté la perspective scientifique/matérialiste, dans laquelle la conscience est un état illusoire épi-phénoménologique qui émerge de la complexité des neurones et ne joue aucun rôle dans les dynamiques de l’Univers au sens large.
À la place, il se pourrait que ce que nous appelons « conscience » n’ait non seulement émergé des dynamiques d’événements physiques discrets de la fabrique quantique de l’espace-temps, mais joue également un rôle intrinsèque dans la mise en ordre et les dynamiques de l’Univers !
Traduction proposée par Hugo Charles